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Malheureusement, le championnat de France de hockey souffre d' un
arbitrage souvent incohérent, irrégulier et loin de la réalité des débats...
Un député français prenant fait et cause pour un joueur de foot ayant été expulsé lors d' une rencontre de championnat de France, ce n'est, bien évidemment pas, dans l' hémicycle du palais Bourbon qu' une telle révolution se produirait ! N'explosez pas de rire cependant ! L'histoire, telle que nous la décrivons, est bel et bien réelle. Mais elle arrive d'Italie et fit l'année passée l' objet d'une brève dépêche sortie des téléscripteurs de l'AFP, l' info étant également reprise dans l' Équipe en ces termes: " Député contre arbitre.-Un député italien, Filippo Berseli, s' est déclaré favorable a la suspension de l' arbitre Marcello Nicchi, qu'il accuse d'avoir exclu à tort et de façon incroyable, l'attaquant suédois de Bologne, Kenneth Andersson, lors du match de championnat opposant cette équipe à Vicence... ".
La nouvelle prête à rire (ou à pleurer). Mais elle prouve que toute discipline majeure ne laisse jamais personne indifférent, pas même un député. Du moins en Italie. Mais, parcourant ces quelques lignes, nous est venue à l' esprit l' idée suivante: l' un de nos députés, à grands effets de gorge, s'insurgera-il contre un arbitre à la suite d' événements semblables intervenants lors d' un match du championnat de France de Hockey sur Glace ? Que non ! Et pourtant, il y aurait quelquefois de quoi, pour ne pas dire souvent. Mais le hockey, géré chez nous à la petite semaine, est bien trop confidentiel pour qu' il inspire à quiconque une telle mise en scène. La réaction de ce député italien et de la presse transalpine qui transpira ce fait en large et en travers met simplement en exergue un élément clé : celui qui consiste a considérer l' arbitre comme faisant partie intégrante du jeu, l' homme en question ayant donc droit lui aussi et autant que les joueurs, à son cortège de critiques. Mais il est de mise généralement de ne jamais incriminer un directeur de jeu, sous prétexte que l' erreur est humaine...
Car, bon sang, que lisons nous chaque semaine dans les comptes rendu de
nos confrères? Que Mindjimba a réalisé des merveilles devant les buts amiénois, que
les frères Rozenthal sont assurément les grands joueurs de demain, que Pajon a encore
comptabilisé dans le tableau des marqueurs-bref que tout est beau dans ce championnat au
rabais- mais rarement des critiques mêmes obligeantes à l'intention d'un arbitre,
susceptible d' être une véritable remise en question pour l' intéressé.
VIDÉO ?
Nous étudierons ce point et d' autres prochainement.
Y'a-t-il trop d'étranger dans notre championnat ? :
Le débat a été lancé il y a peu de temps dans le journal L'Equipe par Laurent Gras, en effet ce dernier se plaignait du trop grand nombre d'étranger dans notre championnat, pour lui il faudrait limiter leur nombre ceci qu'il soit membre de la C.E.E. ou pas (donc en oubliant totalement l'arrêt Bosman). Cette annonce a fait grand bruit dans le petit monde du hockey français car c'est tout de même un internationale de talent qui a mis le problème sur la table, de plus L.Gras (élu espoir de la saison lorsqu'il évoluait à Amiens en 1997) est soutenue par l'équipe la titrée du hockey français c'est à dire Chamonix. C'est pourquoi, à nos yeux, la question mérite un véritable débat.
Faut-il limiter le nombre d'étranger évoluant dans notre championnat comme le fait la Suisse ?
Notre équipe et moi-même allons essayer de peser le pour et le contre d'une telle résolution qui changerait, bien évidemment, les données de notre championnat.
On recense une soixantaine d'étrangers évoluant dans l'élite française,soit une moyenne de six étrangers par club.Le problème est que ces étrangers sont concentré dans cinq clubs : Angers (9 étrangers), Anglet (11 étrangers), Caen (8 étrangers), Lyon (9 étrangers) et Reims (7 étrangers).Ceci crée un véritable déséquilibre par rapport à des clubs comme Viry ou Chamonix qui ne comptent que deux ou trois étrangers dans leur effectif et qui ont misé,plus ou moins forcé, sur la filière française.Par ailleurs nous constatons que ces deux clubs ne participeront pas aux play-off à cause de leur mauvais classement, Chamonix étant avant dernier et Viry lanterne rouge.Mais ces clubs font la richesse de notre championnat car il pratique un jeu vif et tourné vers l'offensive contrairement à un club tel que Reims où le hockey "champagne" est loin d'être de rigueur ceci malgré 7 étrangers (dont 6 finlandais); on peut donc dire que le nombre d'étrangers présent dans une équipe n'est pas proportionnelle au spectacle offert par cette même équipe. Autre gros problème: seul deux gardiens français évoluent parmi l'élite, en effet il n'y a qu' Antoine Mindjimba (Amiens) et J.F.Ribordy (Caen). Ceci cause de gros ennuis au sélectionneur national, M.Lundröm, qui est obligé d'aller chercher ses gardiens en National 1 (équivalent de la seconde division)car si les clubs ne veulent pas laisser une chance aux gardiens français il y aura vite une pénurie de goal ce qui sera extrêmement nuisible pour notre équipe nationale car la relève ne sera plus assurée. Pourtant on peut constater que ces dernières années les clubs champion de France avait un gardien français: Ylonen avec Rouen, Valliére et Lhenry avec Brest, Huet avec Grenoble. On peut, de plus, constater que nos gardiens ne font pas que de la figuration lorsque le titulaire est blessé, l'exemple angevin en est la preuve: Rodrigue, goal canadien des Ducs, se blesse grièvement le jeune Mevel doit donc assurer l'intérim jusque la fin de la saison ce qu'il fait avec brio ceci malgré un manque de confiance de ses dirigeants et de son entraîneur qui avaient tenter de recruter un gardien américain (recrutement refusé par la Ligue). Mevel démontre donc qu'il faut laisser une chance à nos gardiens car un Caillou remplaçant à Caen vaut largement un Groeneveld titulaire à Rouen. Si on limite le nombre d'étranger à 2 par club, nos gardiens auront une plus grande chance d'être titulaire et, donc, de progresser.Autre raisons de limiter leur nombre: un étranger coûte souvent plus cher qu'un français.Nos clubs ont actuellement de grosses difficultés financières malgré cela ils s'obstinent à recruter bon nombre d'étrangers (Grenoble l'année dernière; Reims cette année), afin d'éviter ces dérives il suffirait de limiter à 2 le nombre d'étranger.Car lorsqu'un club recrute un joueur étranger il lui faut un joueur de qualité ayant déjà fait ses preuves (un club ne se lancera jamais dans l'inconnue) mais ce type de joueur se monnayent très cher. Donc moins d'étranger permettrait à nos club de se remettre à flots financièrement. Mais l'argument majeur envers cette résolution est tout de même le développement du hockey français et ceci ne passera que par une équipe nationale de qualité, pour cela il faudrait exemple sur le handball qui était un sport inconnu jusqu'en 1992 et les J.O. de Barcelone où les français se sont révélés devant le Monde entier au cours d'un événement. Le hockey français doit aussi profiter d'un événement (Lake Placid en 2002 ?) afin de se faire reconnaître mais ceci doit passer par une forte équipe nationale.Une bonne équipe de France n'existera que si les joueurs français évoluent à un bon niveau, il faut donc leur laisser une chance, or des clubs comme Reims ou Lyon ne veulent pas leur laisser cette petite opportunité .La seule solution est de les obliger à jouer la carte française, mais ces clubs gagnent et il leur sera très difficile d'abandonner cette politique.
Effectivement la réussite du hockey français passe aussi par la réussite de nos clubs or ces derniers font plutôt pale figure sur le plan européen, en effet aucun de nos clubs n'est parvenus à passer le cap du premier tour de l'E.H.L..Il faut donc tenter de faire surface afin de concurrencer les grosse cylindrées européennes, malheureusement les joueurs français ne peuvent à eux seul nous permettre de gagner. La seule solution est de recruter à l'étranger où les joueurs de qualités affluent, de plus les clubs étrangers n'hésitent plus à aller chercher de nombreux joueurs hors de leur frontière ceci au détriment de l'équipe national (voire l'exemple allemand). Nous pouvons remarquer que de bons étrangers peuvent parfaitement encadrer nos jeunes français afin de transmettre leur expérience et une nouvelle science du jeu, ceci pourrait être bénéfique à nos jeunes qui manquent de points d'ancrages. L'équipe national a, elle aussi, besoin de joueurs étrangers car les nationalisations ont fleuris ces dernières années, en effet des joueurs tels que R. Dubé ou P. Ylonen étaient d'origine étrangère car le rugueux attaquant des Gothiques était canadien et l'exceptionnel gardien, Petri Ylonen, était finlandais. Mais ces joueurs ne sont pas les seuls à avoir été naturalisé, d'autre en ont aussi bénéficié: S.Woodburn, S.Gravel, S.Poudrier, P.Allard, R.Ouellet, M.Vallière,....Sans ces joueurs l'équipe de France végéterait de le groupe B ou C, car qu'aurait-elle fait sans un buteur comme Dubé ou un gardien de la classe d'Ylonen? Tout ceci remet en cause le bien fondé d'une tel réforme.
Il est donc difficile de répondre à une telle question car limiter le nombre d'étranger en championnat de France serait bénéfique pour l'équipe de France. Ceci a été profitable à la Suisse où l'équipe nationale a redoré son blason et où les clubs restent d'un bon niveau (Ambri-Piotta est le vainqueur de la Continental Cup). Mais la France a-t-elle les épaules aussi solide que la Suisse?